mercredi 16 octobre 2013

NAZARETH / JOURDAIN / LE MONT DES BEATITUDES / TABGHA / CAPHARNAUM

 Aujourd'hui, route vers la Galilée. Environ 45 mn de bus. Nous nous rendons pour commencer à Nazareth où se trouve la plus grande basilique du moyen orient, à savoir que c'est l’un des lieux les plus sacrés de la Liturgie Chrétienne, édifiée sur le site traditionnel  de l’annonce de la naissance de Jésus,  faite par l’Ange Gabriel. La grotte visible en son centre est considérée par les croyants comme le lieu où habitait Marie. La basilique de l'annonciation fut construite  en 1969, sur l’emplacement de vestiges byzantins et de l’époque des Croisés.





 




Mosaïque Byzantine du 4è/5è siècle près de la maison de la Vierge

Porte représentant la vie du Christ
grotte et ancienne maison de la Vierge Marie





LE VERBE A PRIT CHAIR ICI
Église moderne au 2ème étage
Fresque derrière l'autel
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EGLISE SAINT JOSEPH



Nous sommes ici dans l’église Saint-Joseph et j’aimerais que vous découvriez, mais c’est un peu difficile dans l’obscurité, une vasque baptismale qui est ici. On va la découvrir progressivement, je vais vous dire ce que l’on voit.

Donc nous avons là, une petite piscine dans laquelle était donnée le baptême à des hommes et des femmes qui s’y étaient préparés et dont la plupart venait du judaïsme, autrement dit, ils ont toute cette préparation que l’on appelle tous : l’ancien testament.



Alors cette vasque baptismale comporte tout d’abord un tout petit escalier qui est fait de 7 marches. Ces 7 marches rappellent que le transcendant, le très haut s’est fait très bas, c’est le mystère même de l’incarnation que nous avons médité ce matin, lui de condition divine, n’a pas revendiqué son rang mais il s’est fait petit, il s’est abaissé.

Ces 7 marches rappellent d’abord le Christ qui descend les 7 cieux. Les judéo-chrétiens très formés par la mystique juive avaient distingué les cieux en 7 catégories. Cela voulait dire les cieux des cieux, cela veut la transcendance, le tout transcendant s’est fait tout proche, tout visible, c’est le mystère de l’incarnation.



En bas de ces 7 marches, vous avez un petit caniveau, une toute petite rigole, mais c’est très petit, c’est symbolique, cela veut rappeler le Jourdain et la mer rouge.

 Qui est Dieu ?

Celui qui a sorti d’Egypte nos pères de la mort, celui qui nous a fait franchir le Jourdain pour nous donner cette terre qu’il avait promise, autrement dit le Dieu qui est capable de faire des miracles pour les siens, cela vous prépare à la grande découverte de l’essentiel : sa mort et sa résurrection.

Il va descendre dans la mort mais avant d’y descendre, il nous a fait traverser la mer rouge et le Jourdain. Quel est l’événement qui résume tout l’ancien testament, c’est à la fois la sortie d’Égypte et l’alliance du Sinaï. Le peuple a traversé l’Égypte, traversé la mer rouge. C’est Dieu qui nous sort de notre servitude et l’alliance, c’est Dieu qui nous épouse. Voilà 2 grands événements qui résument tout l’ancien testament.

Et bien, le baptême, on est plongé dans le Christ. Le Christ, c’est celui qui nous sort de notre Égypte, de notre péché, de notre mort. Il est celui qui nous conduit vers l’alliance, cette nouvelle et éternelle alliance, ce sera l’eucharistie, d’où en bas de ces 7 marches qui rappellent les 7 cieux, la transcendance que Dieu a parcouru pour nous rejoindre, nous avons ce petit caniveau de la mer rouge et du Jourdain.

Dieu nous sort de notre misère, Dieu nous sort de notre Égypte, notre péché, notre mort pour nous donner sa vie.


Ensuite, à l’intérieur de cette piscine, vous avez un trou, une sorte de petit trou, un peu surprenant, un peu comme si on voulait se tasser là dedans, un peu comme si d’ailleurs le Christ descend dans la mort, il descend dans le trou, pardonnez moi, mais le mot populaire aujourd’hui veut exactement dire çà.

Il est allé au fond du trou, voyez ce que cela veut dire, cela veut dire qu’aucune situation humaine apparemment de désespoir, prenez quelqu’un qui est dans le coma, prenez un jeune qui s’est complètement éclaté, qui fait n’importe quoi, prenez quelqu’un qui est dans un hôpital psychiatrique et qui à des délires les
plus invraisemblables, et bien dans aucun trou dans lequel humainement on puisse descendre, le Christ soit incapable de nous rejoindre, il est justement celui qui descend au fond, dans le fond, c’est ce que l’on appelle en vieux français, dans « les lieux inférieurs », c’est à dire « les enfers ».

Il est descendu dans les enfers et quand je dis enfer, ne pensez pas à des diables, pensez à ces situations, à ces impasses, pensez à toutes les galères que certaines personnes vivent aujourd’hui, pensez à certains itinéraires de sdf, pensez  à un jeune qui s’est suicidé parce qu’il est au fond du trou et bien dans ce trou, vous y trouvé le Christ, il est descendu du plus haut des cieux, il nous fait traverser le Jourdain, il nous sort de notre misère et il va lui-même nous rejoindre au plus bas, dans les enfers, sous-entendu, les lieux inférieurs, on dirait aujourd’hui « infernal ».

Alors, être baptisé, c’est d’être plongé dans le Christ mais vous voyez, pas un petit Jésus de sucre d’orge, pas un petit Jésus qui veut partager nos joies, nos peines et tout va bien, mais c’est un Jésus qui descend de la  transcendance des cieux, c’est Jésus qui nous sort de notre Egypte, un Jésus qui descend dans nos trous, pardonnez-moi, mais c’est exactement le réalisme de cette affirmation de foi :

« IL EST DESCENDU DANS LES ENFERS »




Alors une fois qu’il est allé au plus bas, depuis le plus bas, il va pouvoir vous faire aller au plus haut, c’est à dire, à l’intérieur de la trinité, alors ressortant de ce trou, vous avez une pierre noire, une pierre de basalt, c’est le rocher. Je vous en supplie, le Christ est ce basalt, le Christ est ce rocher comme dit Saint Paul, c’est pourquoi, poser vos pieds sur lui, baptiser votre vie sur ce rocher, il vous sort de vos trous mais c’est à vous maintenant de vous établir sur lui, de poser vos pieds et pas seulement les pieds, mais le cœur sur le Christ, baptiser votre vie sur le rocher sinon tôt ou tard vous serez embarquer, votre vie s’écroulera et vous avec.

C’est ce que dit Jésus sur le sermon sur la montagne :


« celui qui écoute mes paroles et les gardes, celui là, bâtit sa maison sur le roc, les tempêtes arrivent, sa maison tient bon, mais celui qui écoute mes paroles, mais ne les gardes pas, « c’est un fou, une tête creuse en grec », il a bâti sa maison sur le sable, la tempête est arrivée, la maison est partie avec le sable »

 Alors il nous sort de nos trous, c’est pour nous faire entrer, nous faire accéder à notre condition filiale, à notre vie trinitaire. Le baptême qui avait lieu ici, c’est un baptême d’eau, ce baptême faisait suite à un baptême de feu. Ce baptême de feu, c’est l’enseignement, c’est le catéchuménat, qui durait des mois, des années et qui était un baptême de feu.

Pourquoi ?

Parce que le feu illumine et puis en même temps, c’est dur, dans le sens que c’est exigeant d’être chrétien alors que celui qui est voleur arrête de voler, que celui qui a 2 femmes, en renvoie une, qu’il n’en est qu’une, et qu’il soit fidèle qu’à une seule femme.

Après on parlera de baptême, cela compte, c’est exigeant, c’est un baptême de feu, alors tout çà pour l’intelligence, il faut comprendre, ce n’est pas de la morale, ce n’est pas simplement une condition de comportement de la vie chrétienne, c’est une intelligence, il faut être éclairer, il faut le feu.

1ER BAPTÊME :

Le catéchuménat, baptême de feu, baptême qui éclaire et un baptême qui brûle, parce que c’est difficile de renoncer à ses vieux péchés, à ses vieilles habitudes de pêcheurs.

2EME BAPTÊME :

Le baptême d’eau. Plongé dans le Christ. Alors quand on est plongé dans le Christ, ce n’est pas simplement « kirikiki », c’est Jésus, c’est le bon Jésus, mais c’est tout le Christ qui a ici tous les symboles de l’ancien testament.

3EME BAPTÊME :
  
Le baptême de l’esprit. C’est à dire que la procession s’organise ici et on remonte au dessus comme dans les mosaïques qui sont devant la maison de la vierge. Le jeune à une couronne, il est couronné, il participe à la victoire, la victoire du cheval blanc de l’apocalypse.

Vous voyez d’autres images qui arrivent pour montrer la puissance de la Seigneurie du Christ, il est entré dans la vie divine. Il est arrivé au port, c’est là la sécurité, c’est là la solidité, sa vie éternelle, il est déjà baptisé, il est déjà dans la vie éternelle, il a déjà accès à Dieu, il peut dire que le cœur de Dieu, c’est ma maison, je suis chez moi, chez Dieu. Voilà, c’est çà la vie trinitaire d’où les trois baptêmes judéo-chrétiens :

BAPTEME DE FEU :  Enseignement de la conversion morale

BAPTEME D’EAU :  Plonger dans le Christ

BAPTEME D’ESPRIT :  Nous entrons par l’esprit saint dans la plénitude de Dieu


Voilà les trois étapes du baptême judéo-chrétien.



LE JOURDAIN


Nous faisons un arrêt rapide près du Jourdain pour apercevoir des personnes faire leur baptême par immersion totale dans le Jourdain. Les évangélistes Marc, Luc et Matthieu demeurent vagues quant à l'identification du lieu du baptême de Jésus par Jean le Baptiste. Ils se contentent de situer l'événement dans le désert de Juda, aux eaux du Jourdain, évidemment! Jésus fut donc baptisé dans la région de Jéricho, au nord de la mer Morte.

C'est l'évangéliste Jean qui précise le lieu du baptême, avec exactitude même: 

 « Cela se passait à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait. » (Jean 1,28)


 Jean nous a bien parlé d'un village à proximité de Jérusalem, aussi appelé Béthanie, où Jésus se retirait parfois chez ses amis Lazare, Marthe et Marie (Jean 11-12). Mais le lieu du baptême, c'est la vallée du Jourdain, et même la rive orientale du fleuve. C'est d'ailleurs la seule mention qu'on ait dans les Écritures d'une « Béthanie » dans cette région.











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LE MONT DES BÉATITUDES



 Il s’agit de la colline sur laquelle Jésus a prêché le « Sermon sur la Montagne ».  Jésus a parlé au pied de celle-ci à des milliers de disciples qui se pressaient pour l'écouter



Matthieu Chapitre 5

" Voyant la foule, Jésus gravit la montagne, et après qu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui.  Alors il ouvrit la bouche et leur enseigna ces paroles :



« Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux. » 

« Heureux les affligés, car ils seront consolés. » 

« Heureux les humbles, car ils hériteront la terre. » 
« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés. » 
« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. » 
« Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. » 
« Heureux ceux qui apportent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu.»
« Heureux ceux qui sont persécutés au nom de la justice, car le Royaume des Cieux est à eux ! »

Église des béatitudes






vue sur le lac
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TABGHA



Je vous rappelle la grâce du lieu ; nous sommes ici dans ce lieu où Jésus a multiplié les pains et les poissons pour nourrir les foules. 


 Dès le 4ème siècle, il y a eu une petite église pour rappeler ce miracle et puis comme elle était peut-être trop petite, je ne sais pas la raison exacte, il y en a eu une autre, un petit peu plus tard au 6ème siècle et dans cette église du 6ème siècle, on a fait ces splendides mosaïques qui sont connues je crois dans le monde entier, en particulier la mosaïque des 2 poissons qui entourent la corbeille dans laquelle il y a les pains.
 
Cette mosaïque a toujours été faîte pour être devant l’autel ; l’autel a été changé, maintenant il est extrêmement moderne. Alors cette mosaïque, prenez la comme clé. Dans la corbeille, vous compterez les pains, vous n’en trouverez que 4, il y en a 2 qui sont complets avec une petite croix, une en haut, on voit la moitié de la croix ; une moitié de pain en dessous, on voit la moitié de la croix.


 Vous pensez bien que ce signe de la multiplication des pains et des poissons étaient dans la pensée de Jésus, une annonce même encore un peu lointaine, mais quand même déjà un peu explicite de l’Eucharistie, voilà pourquoi les ouvriers savent bien qu’il y a 5 pains dans l’évangile. Si ils en ont fait que 4, c’est parce que le 5ème, c’est maintenant celui qui est sur l’autel.

            Alors, une fois que vous avez cette clé, autrement dit une clé eucharistique, en général, dans tous les guides, on dit les mosaïques de Tabgha, extraordinaires mosaïques représentant la flore et la faune du lac, ce qui est vrai, mais vous pensez bien que si au 5ème siècle, on représente la faune et la flore du lac ce n’est pas pour faire joli dans une église, c’est qu’il y a une intention eucharistique, alors chercher cette intention dans une mosaïque ou l’autre.

 Je ne prétends avoir compris chaque mosaïque, mais j’aime bien cette intuition. Vous verrez la fameuse carte postale que j’aime beaucoup envoyer aux époux, vous verrez 2 petits canards dans une grosse fleur, 2 petits qui se regardent, et bien voilà une belle évocation de l’eucharistie.

L’eucharistie, c’est comme cette coupe, ce calice, ce n’est pas faux d’ailleurs, dans le calice d’une fleur, vous avez 2 petits canards. J’aimerais rappeler aux époux que le plus grand lien qu’il y a entre eux, ce n’est pas celui de la chair, le plus grand lien qu’il y a entre eux, c’est le Christ, c’est l’eucharistie et c’est pourquoi, ils ont été consacré au jour de leur mariage. Qu’il y est un lieu de cœur et de chair, c’est très important, c’est très beau, mais le lieu le plus fort, c’est la coupe qui les porte ensemble, voilà pourquoi vous trouvez ces 2 petits canards dans leur coupe. Voilà une des mosaïques du sacrement de mariage.

Après, vous verrez, des petits canards qui sont reliés par un gros épis, un épis excessivement gros. Ce gros épis, il a quelque chose d’extraordinaire. Vous verrez au bout d’un moment que cet épi, il a même couleur que les poissons et la corbeille de pain qui est devant l’autel. Autrement dit, on pourrait appeler cette mosaïque, la mosaïque de la fraternité, la fraternité eucharistique.


QU’AVONS-NOUS EN COMMUN ? QUEL EST CE LIEN QUI NOUS UNIT ?

            La même eucharistie, le même épi de blé. Qui dit blé, dit pain, le pain de l’eucharistie dans la messe et ce pain, cet épi, est de la même couleur que les poissons et le pain qui sont devant l’autel.

Ensuite, vous avez des oies. Ils ont l’œil, les plumes des ailes, exactement de cette couleur ocre, que vous avez trouvé dans les pains et les poissons devant l’autel. Autrement dit, celui qui a mangé le pain et le poisson donné par Jésus, celui là je dirais, est rempli de l’eucharistie depuis son œil, dans ses ailes, dans ses plumes et jusqu’au bout de ses pattes.


Vous voyez un petit peu avec humour et c’est tellement beau, l’eucharistie vous rempli quelqu’un du bec aux pattes !, prenez le comme cela, c’est splendide, mais vous êtes libre, vous n’êtes pas obligé de voir la même chose que moi.

Ensuite, vous allez avoir 2 petits canards, alors eux, ils sont complètement eucharistiés ; ils y sont quasiment tout entier et puis ils sont en train de faire reculer un petit cochon, un petit cochon qui a un collier et ce collier est de la couleur eucharistique. C’est très malin, c’est le cas de le dire, le diable à parfois les apparences du bien, il peut ressembler à l’eucharistie, mais en fait, cela reste un petit cochon. Vous avez là aussi, une oie ou un canard, je ne sais plus, avec une énergie farouche, faire reculer le petit cochon, même si ce petit cochon à une apparence eucharistique.

 Celui qui est eucharistié a reçu la force du Seigneur pour le combat de la vie chrétienne. Vous voyez que celui qui est eucharistié, il est rempli de la vie, de la force du Seigneur, pour résister contre toutes les tentations.

Ensuite, vous avez 2 petits canards qui se tiennent debout, mais l’œil est exactement au centre de la tête. Autrement dit, tout est dans l’œil, peu importe leurs oreilles, leurs becs, tout est dans l’œil. Au milieu, vous avez une coupe. J’ai presque envie d’appeler cela l’adoration eucharistique. Je dis cela avec des mots à moi, avec ma sensibilité, ce n’est peut-être pas la vôtre, mais une fois que l’on a compris que ces animaux, cette flore et cette faune sont remplis de l’eucharistie, sont eucharitstiés du bec aux pattes et bien je crois que ces mosaïques sont merveilleuses.
                                                                                                                                                                                             Ensuite, vous avez une sorte d’arbre et dans celui-ci, vous avez un oiseau qui en appelle un autre. Il a
l’air de traîner en route, il a l’air de tirer la patte, et vous en avez un qui l’appelle, l’appelle, l’encourage.Voyez, c’est beau, cette fraternité entre frères, s’encourager d’aller à la messe, s’encourager de vivre de l’évangile, s’encourager du Seigneur, alors il le tire, il l’appelle, il l’invite, c’est très beau.



 Puis, vous avez une tour, avec des lettres grecques. C’est le Nilomètre. C’est à dire, un objet capable de mesurer la hauteur de la crue du Nil. On pense en effet que les ouvriers étaient coptes, qu’ils venaient d’Egypte. Il y avait beaucoup de chrétiens au 5ème siècle en Egypte et ils savaient très bien faire les mosaïques. Donc, c’est peut-être eux qui ont représenté quelque chose que l’on trouve qu’en Egypte, c’est un peu leur signature, à cette petite tour qui permet chaque année de voir jusqu’où le Nil monte et au fur et à mesure de la montée du Nil, c’est de savoir exactement quelles seront les terres qui seront irriguées. Quand aux lettres grecques qu’il y a dedans, je crois que l’on a pas bien trouvé les interprétations. Puis, vous le paon. Nous en avons 2 ici. Nous en verrons beaucoup à Kursi et dans les églises byzantines du Neguev.



POURQUOI LE PAON ?

 Parce que dans les premiers siècles, n’oubliez pas que nous sommes à l’époque byzantine, dans la culture héllénistique, culture au sens très populaire ; le paon passait pour un animal qui vit très vieux, à la limite, qui ne meurt pas, un peu comme nous quand on dit que l’âne est vieux et que le cochon est sale. On disait donc que le paon vit très vieux et qu’il ne meurt pas, c’est pourquoi dans les églises byzantines, on représente le Christ en paon :


“ CELUI QUI MANGE ET BOIS MON SANG, A DEJA LA VIE ETERNELLE EN LUI ”


Ce qui est intéressant, c’est quand les musulmans, au 7ème siècle, détruiront les églises, ils ne détruiront pas tous les murs, mais ils détruiront systématiquement toutes les mosaïques qui représentent des visages, parce que pour eux, c’est un manque de respect de Dieu, que de représenter Dieu avec un visage, alors ils détruiront toutes les icônes, toutes les mosaïques du Christ, des apôtres, de la vierge, mais ils ne détruiront pas les paons, les brins d’herbes, les épis, parce que pour eux un épi, c’est un épi, et un paon, c’est un oiseau, un point c’est tout. Ils n’y verront pas l’allusion eucharistique.

            Voilà pourquoi, dans toutes les églises byzantines de Palestine, vous avez, conservés, des paons, symbole du chrétien, qui a communié, il est devenu immortel comme un paon. Quel
beauté ! ! !

Repérez bien tout et quand une fois que vous avez les couleurs et en particulier la couleur ocre, promenez-vous et interprétez cela d’après votre sensibilité, le résultat, la catéchèse est splendide :


“ CELUI QUI MANGE MA CHAIR ET BOIS MON SANG EST EUCHARISTIE DU BEC AUX PATTES"

1 commentaire:

  1. Merci pour ces photos : ca a l air magnifique, paisible.... ca fait quel effet de mettre les pieds dans le pays de notre sauveur :-)
    profitez bien !!!!!! Ghislaine

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